Situation géographique
Situé en Gironde, au nord de la Dordogne, entre Libourne et Saint-André de Cubzac, La Lande de Fronsac est un agréable village dont la superficie s'étend sur 853 hectares.
Sa population s'élèvait à 2006 habitants au dernier recensement intermédiaire réalisé en 2004.
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Brève histoire
Des fouilles archéologiques ont mis au jour des vestiges préhistoriques attestant une occupation de site de l'actuelle commune dès le Néolithique. Des traces d'habitat gallo-romain ont également été découvertes. La présence de sarcophages mérovingiens ainsi que de pièces de monnaie, trouvés lors de fouilles exécutées autour de l'église, témoigne de l'existence d'un village dès le haut Moyen-Age. Jusqu'à la fin du XIXe siècle, la commune compte une population principalement constituée d'agriculteurs.
À voir
Église Saint-Pierre : classée monument historique le 19 mars 1923
Vers 1020, 1170, et du XIIIe au XVe siècle – Pierre
Cette église dépendait autrefois de l'abbaye de Guîtres. Le chœur, l'abside et le clocher sont romans ; la nef est gothique. Un bas-côté formant chapelle, où est placé l'autel de la Vierge, est ajouré au nord à la fin du XVe siècle. Le chœur et la chapelle sont fortifiés lors des guerres de Religion. La porte ouest date de 1836.
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Portail
Entre 1110 et 1130 – Pierre
Église Saint-Pierre
Ce portail roman fait la célébrité de l'église. Son décor luxuriant rappelle la Saintonge voisine ; le style du tympan situé dans un des gouttereaux de la nef et l'originalité du thème représenté, la première vision de l'Apocalypse de Saint Jean à Patmos, en font une œuvre unique. Le Christ, au centre, domine l'ensemble et de sa bouche s'échappe le glaive de la Parole. Dans sa main, il tient les sept étoiles enfermées dans un cercle. On distingue, à droite, les sept chandeliers d'or mêlés à des rinceaux de feuillages ; à gauche, les sept églises d'Asie traitées en style byzantin en forme d'arcs romans surmontés de coupoles. L'Apôtre se penche sur celles-ci, avec le Livre dans les bras. Une inscription encercle la scène. Quatre voussures entourent le tympan et décorent la porte avec des entrelacs, des chevrons, des rinceaux et des personnages.
La crucifixion
1622 – Huile sur toile (200 x 250 cm)
Église Saint-Pierre
Ce tableau de l'école bordelaise est, selon l'inscription visible au bas de la peinture, un don fait à l'église en 1642. Le sujet pourrait être inspiré par la dévotion carmélite. L'œuvre est fixée sur le mur nord de la nef, au-dessus de la porte de la sacristie.
Château Loiseau
1712 – Pierre
Ce château aurait été construit par un trésorier général du bureau des Finances de Guyenne. Il se compose d'un vaste bâtiment rectangulaire édifié sur deux niveaux ; du côté de la cour se détachent deux pavillons, prolongés en retour d'équerre par d'importants communs. Sur la face opposée, deux avant-corps latéraux correspondent aux pavillons. Les façades sont ornées de chaînes à refends et d'une importante corniche. Un balcon porté par des consoles surmonte la porte d'entrée.
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